Un manteau de fourrure blanche sur un marché aux puces.

Lumière spectrale, douceur sombre, sensualité sibylline.

Je l’emporte, comme un chat emporte l’oiseau dont il vient de se saisir.

La nuit, il repose sur mon lit.

Les nuits, il repose sur mon lit.

Il repose et mon lit est son tombeau et je suis sa pythie.

Pour l’exhumer, un jour, je détache minutieusement la manche droite

De la manche droite, je retire l’habillage de satin, je détache les lambeaux de peau liés entre eux. Ils prendront dans ma baignoire un bain de henné.

Le poil, gonflé d’eau et teinté s’anime sous le jet de rinçage.